Tricoter c’est suranné, désuet…

et ne serait-ce pas pour ça que c’est bénéfique ?

Bien entendu, je n’ai pas tout d’un coup développé un rejet de la modernité et un intérêt pour ce qui est vieux.
La modernité nous enveloppe dans le confort, elle nous nourrit de rapidité, d’instantanéité et tout cela avec une facilité fantastique.

  • Une envie, un besoin ?… Quelques clics et un colis livré le lendemain.
  • Tout ce qui se mange peut se trouver tout prêt, à tous les coins de rue.
  • Les photos sont immédiatement visibles et partageables jusqu’à l’autre bout du globe.
  • La moindre question ne peut rester longtemps sans réponse, elle sera directement envoyée sur une messagerie ou google-isée où que l’on soit….

question messenger

On a sérialisé, industrialisé, automatisé, robotisé pratiquement toute production et même tout service dans pratiquement tous les domaines.

Je ne voudrais nullement faire une croix sur tout ça, renier l’époque et tout jeter en vrac. Non, non, non… (et surtout pas mon lave-vaisselle, oui je sais que faire la vaisselle en famille ça peut être sympa et patati et patata).

Mais un instant seulement, un instant de temps en temps, revenir en arrière. Juste quelques bulles que l’on laisse s’infiltrer dans notre quotidien pour le faire pétiller.

  • Allumer un feu pour se réchauffer plutôt que tourner un bouton
  • Préparer une pâte, la laisser lever le temps qu’il faut et faire des gaufres à toute une tablée…
  • Ou prendre le temps de réaliser une pièce au tricot.

tricot au coin du feu de bois

Juste se permettre une reconnexion à une autre réalité, la lenteur, l’attente, l’effort, une part d’humanité dans le fond!…

Cette pièce faite main est assurément unique

Elle est à jamais empreinte de l’effort qui l’a vu se construire.

brassière Patricia
avec amour et tendresse pour un nouveau né…

C’est un accomplissement, un morceau de nous que l’on construit en même temps, on donne de son temps, on donne de soi, on se réalise.

Parce que l’effort et l’attente, c’est le sel de nos envies, un exhausteur de goût de la vie.

Oui, voilà, je crois que la passion du tricot se nourrit du goût de l’effort et de sa saveur au final tout à fait particulière.

Et si c’était le goût de l’effort?
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2 réflexions au sujet de « Et si c’était le goût de l’effort? »

  • J’adore aussi laisser le temps au temps. Ça ne sert à rien de se dépêcher. J’ai déjà remarqué que le temps s’adapte à soi quand on le prend. Et réaliser quelque chose de ses mains, c’est tellement valorisant, même si ce n’est que pour soi et que les autres trouvent ça ringard.

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