La formule est commode pour la présentation de mes réalisations alors, c’est reparti pour un petit dialogue de moi avec moi-même 😉

 

– Je me sens déphasée

– C’est-à-dire ?

– C’est la fin du printemps et je viens de terminer un gilet hivernal

– Quelle importance ?

– Aucune, dans le fond… dépourvue je ne serai pas, quand la bise reviendra !

– Bien dit, la fourmi ! Mais tu nous en dis un peu plus ?

– Oui. Il me « fallait » un gilet noir. Le noir est une couleur que j’aime porter et les gilets sont pour moi des incontournables.  Je voulais un classique, qui « va avec tout », un choix très pragmatique, donc.

– Classique, noir, pragmatique… il ne manque pas pour autant de charme

– Ah ! Tu trouves aussi ?! C’est le modèle « Lull » de Kim Hargreaves. Dans ses collections, cette créatrice nous livre toujours quelques modèles sobres et classiques mais emprunts d’une élégance évidente. Je suis souvent séduite. Celui-ci a une coupe épurée et fluide, et le duveteux du fil Alpaca Classic lui donne juste une once de sophistication.

 

modèle Lull de Kim Hargreaves

 

– Il est facile à tricoter ?

– Ah ça, un fil noir et poilu de surcroît, ça peut être éprouvant… heureusement, ce n’est que du jersey.

– Tu veux dire qu’il t’a donné du fil à retordre ?

– Pas carrément mais il était question de noter attentivement ses diminutions/augmentations parce qu’elles sont pratiquement invisibles a posteriori. Comme d’habitude, j’ai fait d’une pièce, le dos et les deux devants et assemblé les épaules à 3 aiguilles. J’ai un peu ajusté les longueurs, tralali, tralala… tout ça impeccable. Mais voilà qu’il m’a pris l’idée de faire l’assemblage de l’encolure en grafting plutôt qu’une couture classique en pensant avoir ainsi une jonction inapparente.

– Et ?

– Et J’ai foiré mon grafting !

– Ah bon ?

– Oui, j’ai dû induire un décalage à un moment et du fait, le résultat n’est pas invisible du tout, tu vois ?

 

grafting râté

 

– Ah oui, et pourquoi tu n’as pas défait ?

– J’ai essayé dès que je m’en suis aperçue mais ça n’a pas été possible. Avec le grafting, il y a un petit serrage des boucles, à cela tu ajoutes la noirceur et l’effet velcro du fil et c’est la débâcle !

– Ouille ! La morale de l’histoire ?

– Tricoter énervée tu pourras, mais les difficultés à ce moment, tu fuiras !

– Ah tu étais dans un mauvais moment ?

– J’avoue…du fait, j’aurais mieux fait de le faire à 3 aiguilles, j’y suis plus habituée.

 

Lull noir - le col châle
beau tombé du col châle

 

– Et au final ?

– Un chouette petit projet tranquille. Commencé le 5 mars et terminé d’assembler le 3 mai. J’ai un peu tardé à faire les coutures d’emmanchures et du col parce que je ne voulais pas faire ça le soir à la lumière artificielle (au vu du coloris choisi, tu l’auras compris, je l’ai assez rabâché). Vu le décalage temporelo-météorologique (quoique pour un mois de mai, on n’a pas trop chaud…), je ne l’ai pas encore beaucoup porté. Mais, à part le détail de l’encolure avec lequel je vais bien devoir vivre, je le trouve vraiment très beau, parfaitement conforme à mes attentes. Bien chaud et léger, j’imagine que je vais le mettre souvent.

 

assemblage du col châle
assemblage du col

 

Lull en version noire

 

mon gilet Lull
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3 réflexions au sujet de « mon gilet Lull »

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