J’ai tricoté pendant plus de 30 ans avec des aiguilles droites classiques. J’étais largement bien équipée avec toutes les couleurs, tous les numéros.

Ma collection d'aiguilles à tricoter

J’avais un rendu net, régulier et une vitesse d’exécution que je jugeais appréciable. Autant dire que j’étais bien accrochée à mes aiguilles traditionnelles. Je ne voyais pas l’intérêt de me compliquer la vie à tricoter autrement, ça me paraissait carrément impossible de déprogrammer ma façon de tricoter. Je ne l’envisageais même pas. La cause était entendue.

Mais c’était sans compter que je suis immanquablement attirée par l’une ou l’autre nouveauté en vitrine. J’achète un jour un kit « 1 pelote = 1 projet » avec le modèle inclus. C’était une écharpe tricotée dans la longueur avec…des aiguilles circulaires. Mince !

Tant pis, je ne m’arrête pas au premier obstacle, j’achète les aiguilles nécessaires et je m’applique à la réalisation en tricotant comme je pouvais sans changer vraiment ma façon de faire, toute déroutée que j’étais de ne pas pouvoir coincer l’aiguille droite sous le bras. Câble assez raide, mains crispées et confection lente, bref mauvaise expérience. Bilan de l’histoire, mise au rencart des nouvelles aiguilles et on n’en parle plus.

Toujours aussi enthousiaste pour essayer de nouvelles choses, je me lance dans la réalisation d’un premier châle. Rapidement, il faut se rendre à l’évidence : je ne peux pas mettre toutes les mailles sur une aiguille. Ce n’est pas grave, j’ai déjà tricoté avec des doubles pointes alors je les utilise en enfilade pour pouvoir parvenir à mes fins.
Ce n’était pas commode mais je suis arrivée au bout. Contente du résultat, juste un peu titillée par le chipotage mis en place, sans plus. (Avec le recul, je me dis, elle est piquée la fille…)

Mon premier châle au tricot

Mais voilà, rien ne vaut une vraie motivation, tellement plus efficace qu’une résolution. Et la mienne a été mon petit cocon…

Je me suis offert un hamac d’intérieur, un pur bonheur,  tellement confortable qu’il est régulièrement squatté par mes enfants.. Rapidement, c’est devenu une évidence, je devais pouvoir tricoter dans mon hamac.

Avec les aiguilles droites, il fallait oublier. Les aiguilles circulaires étaient inévitablement la solution. Je me retrouve à écumer internet, je lis des tas d’avis et je visionne des tutoriels. Ni une, ni deux, j’achète un beau kit d’interchangeables. C’est une dépense assez importante  mais vu le nombre d’heures passées à cette activité, c’est tout relatif. (rappelez-moi, combien coûte une paire de bonnes chaussures de sport ?)

Kit aiguilles interchangeables Knitpro Symphonie

Il ne restait plus qu’à s’y mettre et là, je dis merci à la communauté des internautes tricoteuses. Parmi les différentes méthodes détaillées, j’ai choisi de tricoter à la française parce que ça me permettait de limiter les chamboulements, on garde le fil à droite et on prend les mailles de la même façon. Devant mon écran, je reproduis au mieux les indications du tuto filmé, je fais ainsi quelques lignes avec un reste de fil. Puis j’ai jeté mon dévolu sur un modèle simple, tout en jersey endroit, et en avant !

Au début, il ne faut pas se mentir, on perd un peu de temps et on n’obtient pas directement la même régularité.  Il faut persévérer, accepter les lenteurs d’un apprentissage mais le pli vient assez rapidement en définitive.
Maintenant, je tricote plus vite, plus confortablement et pour un fini tout aussi satisfaisant.
J’ai depuis lors, quelques châles à mon actif.  Et j’expérimente le tricot sans assemblage (ou presque).
Plus aucun modèle ne pose problème dans sa construction ou son nombre de mailles.
Pour moi, c’est génial, je ne reviendrais pas en arrière.

N’hésitez pas à partager votre propre expérience en commentaires, si vous préférez être accompagnée dans votre apprentissage, renseignez-vous sur les prochaines dates de l’atelier « découverte des aiguilles circulaires » et pour ne rien manquer, si ce n’est déjà fait, inscrivez-vous à la lettre d’information

A bientôt

Ma conversion aux aiguilles circulaires

4 réflexions au sujet de « Ma conversion aux aiguilles circulaires »

    1. Oui Patricia, mes habitudes étaient bien ancrées aussi, crois-moi.

      Peut-être qu’à un moment tu trouveras une motivation suffisante, ou pas… c’est sans importance, chacun fait comme ça lui convient.

      Je voulais juste partager mon expérience et faire comprendre que même si ça ne marche pas du premier coup, même si on a trop le pli autrement, on peut y venir…un jour.

      Mais dans le fond, je me demande s’il ne faudrait pas plutôt voir ça comme un apprentissage tout à fait neuf, une nouvelle technique comme le crochet par rapport au tricot. Et pas comme le fait de changer ses habitudes, justement. Se dire : « oui, je sais tricoter et je ne veux pas remettre ça en jeu mais un de ces jours j’apprendrais bien aussi le tricot aux aiguilles circulaires… ».

      Certaines crochètent et tricotent, certaines ne font que crocheter ou que tricoter et renoncent tout simplement aux modèles qui incluent l’autre technique. Pourquoi pas ?… on a déjà tellement de choix comme ça 😉

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